Que disent les experts suisses sur la cigarette électronique?

Les avis des experts suisses sont partagés au sujet de la cigarette électronique. Pendant que certains y voient un réel instrument réduisant les risques pour la santé, d’autres craignent que son usage renormalise le fait de fumer et qu’il devienne une porte d’entrée vers le tabagisme, notamment pour les jeunes.

A ce propos, la Commission fédérale pour la prévention du tabagisme (CFPT) émet les recommandations suivantes concernant la cigarette électronique:

  • Une législation spécifique doit être mise en place, accompagnée de normes claires quant à la qualité des appareils et des liquides, aux composants autorisés dans les liquides et à la limite maximale de concentration pour la nicotine. La composition ainsi que des mises en garde doivent figurer sur l’emballage.
  • La consommation de cigarettes électroniques dans les lieux publics doit être interdite, d’une part pour éviter que la consommation de cigarette soit de nouveau banalisée et d’autre part pour être cohérent avec la prévention du tabagisme passif (vapotage passif).
  • La publicité pour ce produit doit être interdite. Les enfants et les jeunes sont les groupes cibles vulnérables des stratégies publicitaires et des études montrent que la consommation de cigarettes électroniques augmente chez les jeunes le risque de tabagisme par la suite.
  • Les autorités sanitaires ne doivent pas recommander la cigarette électronique comme méthode d’aide à l’arrêt en raison du manque de données sur la sécurité et l’efficacité à long terme; les traitements ayant prouvé leur efficacité doivent être recommandés en premier lieu.
  • La cigarette électronique avec nicotine doit être vendue en Suisse. L’autorisation de vente doit cependant être limitée aux adultes.
  • Une taxe spécifique doit être prélevée sur ce produit, en particulier pour financer la recherche sur ce type de cigarettes.
  • Des analyses régulières des liquides les plus couramment vendus sont indispensables. Une coordination entre cantons doit être envisagée dans ce sens.

Ces recommandations se basent sur les conclusions d’un consensus d’experts (SwissVap Study, conduite par la Policlinique universitaire de Lausanne).

A ce jour, le CIPRET-Vaud souscrit à ces recommandations.

Pour plus d’informations

17-01-2017 | CIPRET-Vaud

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