Fonctionnement de la dépendance

Dans la cigarette (et les autres produits du tabac), la nicotine est la principale substance responsable de la dépendance physique. L’inhalation de la fumée du tabac permet à la nicotine d’atteindre la circulation sanguine. Il ne faut que 8 à 10 secondes pour que la nicotine se fixe sur les récepteurs présents dans le cerveau et agisse sur celui-ci.

La nicotine stimule la production de dopamine (neurotransmetteur). Cette substance est impliquée dans la sensation de plaisir et active une zone dans le cerveau appelée « circuit de la récompense ». Le cerveau va alors reconnaître la cigarette comme une source de plaisir et va amener à répéter l’action de fumer pour ressentir cette satisfaction.

La consommation répétée de cigarettes réduit progressivement la sensation de plaisir. Le cerveau s’adapte en effet à la nicotine et il faudra progressivement augmenter sa consommation pour ressentir le même effet. Ce phénomène s’appelle la « tolérance ».

L’effet de la nicotine ne dure pas longtemps. Après avoir fumé une cigarette, la concentration de nicotine dans le sang diminue rapidement. Le fumeur ressent alors des effets négatifs dus au manque de nicotine (irritabilité, nervosité, baisse de la concentration, etc.), ce qui va le pousser à reprendre une cigarette. Ce sont donc ces effets négatifs qui le conduisent à continuer de fumer, plutôt que la recherche de sensations positives. Lors d’une tentative d’arrêt, le recours aux substituts nicotiniques permet de réduire les symptômes de manque et augmente les chances de réussite.

Après l’arrêt du tabac, ces effets désagréables peuvent durer quelques jours voire quelques semaines, le temps que l’organisme s’adapte à ce changement. Le cerveau reste toutefois sensible aux cigarettes : il suffit de quelques cigarettes pour réactiver le circuit de la récompense, d’où l’importance de résister à l’envie « d’en refumer une » après l’arrêt.

10-12-2013 | CIPRET-Vaud et Tabacologie de la PMU de Lausanne

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